Si on commence à situer ce que sont les MOOC dans l’environnement académique Nord-Américain (cours en ligne dispensés par des universités prestigieuses telles que le MIT ou Harvard), la translation dans l’univers des entreprises mérite encore un peu de pédagogie. C’est dans cet esprit que le Numa accueillait ce 28 Novembre des experts des MOOC sur sa fameuse terrasse lors d’un événement organisé par Café Numérique Paris. Le premier Café Numérique, Episode 01 Saison 1 a rassemblé plus de 120 personnes et un large débat sur Twitter à revivre ici.B1DcPrvIUAEOWUp.jpg-large Evénement largement couvert par le blog Mais où va le Web qui nous offre une synthèse pertinente mélant rencontre et perspective dans son article de blog: « Mais un MOOC, c’est quoi ? ». Un extrait de son article est disponible ci-dessous. Les speakers : Rémi Bachelet, Maître de conférence à l’école Centrale Lille et fondateur du premier MOOC certificatif français Sarah Akel, Consultante et formatrice dans les RH et les MOOC (Canal+). Laurent Boinot, président cofondateur de Neodemia, première plate-forme MOOC d’entreprise. Un MOOC pour quoi faire ? C’est Laurent Boinot qui nous ramène à cette simple réalité. Il cite son propre cas quand il raconte comment il a assidûment suivi le MOOC « Introduction to Artificial Intelligence »mis en ligne par l’université de Standford. 160 000 étudiants l’accompagnaient dans cette aventure au cours de laquelle 23 000 sont sortis diplômés.

« C’est le meilleur cours que j’ai suivi de ma vie. »

Les MOOCs, Comment ça marche ? Du côté de Rémi Bachelet : un cours sur YouTube, des études de cas à l’appui, un tronc commun de 4 semaines, et le tour est joué. Mis bout à bout, ses MOOC comptent 11 semaines de formation, de quoi s’occuper. Côté Canal +, Sarah Akel a organisé un MOOC qui a duré 6 semaines, 20% des participants l’ont terminé. Aucun objectif n’avait vraiment été fixé mais l’enthousiasme suscité par l’expérience constitue un succès en soi. Chez Neodemia le modèle est similaire, avec un focus particulier sur la dimension non formatée du MOOC qui passe d’un format vidéo à l’écrit, jusqu’à la publication sous forme de manuel. Mettre en place une communauté : Les MOOC sont un moyen et non pas une fin. Il s’agit bien d’un outil, d’une manière de faire qui emporte avec elle une idée forte et un changement radical dans les manières d’envisager l’accès au savoir. Rémi Bachelet détaille avec précision les rapports subtils qui naissent de cette nouvelle façon d’apprendre : interactions multiples, questions et réponses dans des forums, partage de prises de notes et d’idées en vue des examens. C’est le cadre même du système d’apprentissage qui est bouleversé. Le savoir devient une expérience partagée dans une collectivité de pairs. Afin d’assurer un cadre légal et un suivi du parcours, des attestations de réussite sont délivrées à ceux qui terminent le cours. Un surveillant peut même être mandaté pour regarder si vous passez votre examen dans les bonnes conditions, ce qui permettra de délivrer des crédits de l’Ecole Centrale de Lille. Et dans la sphère professionnelle ? Le retour de Sarah Akel sur ce sujet corrobore les analyses de Rémi. La consultante RH qui a mis en place un programme MOOC chez Canal+ parle d’un « esprit de promo » qui s’est auto-constitué lors des différents cours en lignes. Pour elle, l’avantage en entreprise n’est plus à prouver :

  • Les MOOC sont précieux car ils donnent de l’air aux salariés tout en les formant. L’aspect diplômant n’est d’ailleurs pas toujours priorisé : apprendre pour apprendre constitue un objectif en soi pour beaucoup de participants.
  • Les MOOC sont valorisables dans l’entreprise. Sarah Akel mentionne que lors de mobilités internes, le fait d’avoir suivi ces cours est valorisé, même si cela ne constitue pas un argument prioritaire.
  • Le salarié lui-même s’y retrouve. Rajouter la ligne « MOOC » à son CV n’est plus une option activée par d’obscurs geeks.
  • Ce n’est pas qu’un truc de jeune : la moyenne d’âge des participants chez Canal+ était de 38 ans. Les jeunes n’étaient paradoxalement pas les premiers à se jeter sur l’opportunité.
  • La discrétion est de mise : l’option cours en ligne a permis à des experts de se former en toute discrétion, sans avoir à crier sur tous les toits que tel ou tel sujet les dépassait.

Passionnée de nouvelles technologies et d'innovation, Flora Lafage navigue dans l'écosystème tech parisien depuis quelques années. De multilingual webmarketing manager pour le compte de Rolex à Startuper pour l'app Stootie ou encore le plateforme sociale Horyou Flora accompagne aujourd'hui des petites et moyennes entreprises sur leurs problématiques webmarketing. S'étant toujours nourrie des rencontres avec d'autres entrepreneurs au sein des incubateurs, dans les co-working place, à des events tech ou en étant bénévole à TedxParis Flora souhaite aujourd'hui contribuer à ce flow dynamique d'échanges de knowledge. Etre Co-fondatrice de Café Numérique lui permet d'organiser des événements de qualité , avec une tonalité simple et easy going pour permettre aux entrepreneurs et autres businessmen d'aller toujours plus loin dans leurs aventures.

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