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En 2017, l’édition de l’Index démocratique annuel publié par « The Economist » contenait une vision sombre de la Belgique. Nous arrivions 35e mondiale, derrière l’Italie, l’Inde, le Botswana, et… les Etats-Unis de Trump. Contrairement à la plupart de nos voisins, elle n’était pas classée parmi les « démocraties à part entière », mais comme une « démocratie viciée ». En observant la répartition des points obtenus, la raison d’une telle évaluation résultait de son score extrêmement bas pour la participation politique, en net contraste avec les autres démocraties européennes.

Tandis que les citoyens désertent les urnes et boudent leurs élus, ils semblent à l’inverse n’avoir jamais été aussi prêts à s’impliquer dans l’évolution de leur ville. La technologie civique part d’un constat sans appel : le peuple et notamment les plus jeunes, se désintéresse de la vie politique, qu’il juge souvent trop éloignée du terrain. Si les politiques s’en inquiètent et notamment les élus locaux, des citoyens cherchent à s’engager à leur niveau, pour améliorer la chose publique, sans pour autant que leur engagement ait une connotation politique. Grâce aux outils numériques, une multitude d’initiatives visent à rénover le fonctionnement de nos démocraties en assurant une plus grande transparence et une participation accrue des citoyens aux prises de décisions politiques.

Derrière l’innovation, une quête de sens et un désir profond de renouvellement politique

Gestion de la relation au citoyen, applications de démocratie participative, plateformes web pour des élections citoyennes, boîtes à idées, les initiatives qui permettent d’impliquer les citoyens, partager leur intelligence et établir une nouvelle forme de gouvernance, ne manquent pas. Et c’est souvent à l’échelle locale que la démarche « Civic Tech » est la plus efficace. Sa vocation de base est simple : permettre à plus de gens d’échanger plus facilement avec leurs institutions. A une époque où l’information est partout, la « civic tech » permet aux organisations publiques de se tailler une part utile de l’attention numérique de leurs citoyens et de faire un pas dans leur direction.

Sur le papier, pas de difficulté, mais le mouvement CivicTech amorce-t-il une mutation profonde de notre société ? Peut-il venir au secours d’une démocratie en perte de repères ? Ou constitue-t-il un business florissant pour des sociétés digitales qui ont flairé un nouveau marché ?

Nos invités

Aurélie Portois


Aurélie Portois, à l’âge de 25 ans, fonde l’agence créative Solymoon, spécialisée dans la créativité. Dès 2007, désireuse de s’engager sur les enjeux sociétaux de sa génération et cherchant à «remettre l’humain au cœur de la création», elle monte l’association ETNIK’Art. Pendant 3 ans, la structure porte et organise en Wallonie des expositions pluridisciplinaires gratuites dans d’anciennes friches industrielles et patrimoniales. Ces rendez-vous annuels sont en réalité des prétextes pour inspirer et susciter l’intérêt du grand public à l’égard de l’innovation, de la création contemporaine et de l’entreprenariat, et qui ménera en 2012 à la création et l’ouverture du RElab, premier fablab de Wallonie. Aurélie va ensuite créer, avec sa collègue chercheuse Kat Closon, l’asbl TrakIn, qui s’inscrit dans une démarche contributive, libre et open source, ancrée dans le champ de l’innovation transformative.

Aubry D’Inverno


Aubry, 26 ans, diplômé en ingénieur de Gestion de HEC-Liège et de l’université de Gand. Il a travaillé 2 ans 1/2 en consultance dans le secteur financier. Baigné depuis tout petit dans la vie communale et, de par son expérience professionnelle, dans la gestion de projet, il décide de combiner les deux pour créer WilWay avec son ami Martin Collard. Leur ambition est de connecter politique-administration-citoyen pour construire efficacement la société de demain.

Jean-Christophe Peterkenne

Martin Erpicum


Martin Erpicum a passé les 10 premières années de sa vie professionnelle à étudier les interactions humaines médiatées par des dispositifs numériques. Fin 2017, après plusieurs années de conception, il fonde Mesylab, une Spin-Off de l’Université de Liège qui propose aux organisations un outil (Mesydel) et des services pour mettre en place des consultations participatives en ligne rigoureuses.

Pierre Labalue


Pierre Labalue est fondateur de la société Letsgocity qui s’est spécialisée dans le développement de solutions smartcity. Son produit phare « Wallonie en poche » centralise sur une seule application les différents services aux citoyens (bus, collecte des déchets, actus,…).



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Programmes

18:30 Accueil des participants
19:00 Introduction du Café Numérique Liège
19:05 Invité #1
19:25 Invité #2
19:45 Invité #3
20:05 Pause networking
20:25 Invité #4
20:45 Invité #5
21:05 Cloture

Lieu

Palais Provincial
18a Place Saint-Lambert
Liège, Liège 4000 Belgique
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